Audi et la fin annoncée du moteur cinq-cylindres : un siècle de légende en question
Les 50 ans d’une architecture emblématique chez Audi
Le moteur cinq-cylindres d’Audi, une des architectures mécaniques les plus emblématiques de la marque aux anneaux, s’apprête à fêter son 50e anniversaire en 2026. Apparue en 1976 sur la routière 100, cette mécanique atypique a largement contribué à la renommée d’Audi, notamment grâce à ses exploits en rallye avec la Quattro et lors des épreuves de Pikes Peak. La 100 5E fut le premier modèle à utiliser ce « cinq-pattes », dont la production a réellement débuté en mars 1977, et a permis à la marque de Marque de se distinguer face à ses concurrents, notamment BMW, qui privilégiait des six-cylindres en ligne.
Ce moteur a connu plusieurs périodes de gloire, notamment dans les années 1980 lors de la domination de la Quattro en rallye, et outre-Atlantique, lors de courses de côte ou en championnat Trans-Am. La version 2.2 atmosphérique de 136 ch, introduite en 1978, et le 2.5 TDI de 120 ch, lancé à la fin des années 1980, ont également renforcé la légende du « cinq-pattes ». La RS2, premier modèle à arborer le label RS en 1994, avec ses 315 ch, demeure une référence. La mécanique a aussi été utilisée dans des véhicules plus grands comme l’A6, jusqu’en 1997, date à laquelle Audi a abandonné cette architecture pour des raisons de normes antipollution et de baisse des ventes.
Un avenir incertain pour le moteur cinq-cylindres chez Audi
Le futur du moteur cinq-cylindres chez Audi reste aujourd’hui très incertain. Selon les informations issues de la presse, notamment du média « Actualités » en décembre 2025, il n’est pas certain que cette mécanique soit encore en activité en 2027. La marque ne prévoit pas d’adapter le 2.5 TFSI aux futures normes antipollution Euro 7, ce qui pourrait signifier la fin définitive d’un moteur qui a façonné l’image performante et sportive d’Audi. La version moderne, forte de 400 ch, assemblée à la main en Hongrie, pourrait donc disparaître prochainement, marquant la fin d’une époque.
Ce moteur demeure toutefois un symbole pour la marque, un véritable « mouton à cinq pattes » qui a aidé Audi à devenir une alternative crédible à Mercedes et BMW. Son importance dans l’histoire de la marque est indéniable, notamment lors de son revival en 2009 dans la gamme RS avec des modèles rugissants comme la TT RS et la RS Q3. Mais face aux enjeux environnementaux, la mécanique semble devenir un dinosaure mécanique, voire une relique du passé. Néanmoins, la possibilité d’une résurrection ou d’un sursis n’est pas totalement exclue, comme l’illustrent d’autres retours inattendus dans l’industrie automobile, tels que celui du V8 Hemi chez Stellantis.